DEMOCRATIE-INFO
LES AUTORITES FRANCAISES COUPABLES
D'ENTERREMENTS DANS UNE FOSSE COMMUNE
Éditorial par Abdou Rahamane AHMED, président de SOS Démocratie Comores
Ce n'est pas une nouveauté si nous rappelons que la France ne représente plus le « pays des Droits de l'homme comme ont l'habitude de se glorifier ses autorités et certains médias. Non seulement, elles mènent une politique répressive au sein de leur propre pays métropolitain, mais pratiquent plusieurs violations des droits humains dans les territoires occupés particulièrement sur l'île comorienne de Mayotte sous occupation française. La France ne se conforme pas au droit international qui ne reconnaît aucune frontière légale entre Mayotte et les trois autres îles de l'archipel des Comores.
Une fois de plus, en novembre 2008, le naufrage au large de Mayotte d'une barque en provenance d'Anjouan a occasionné quatorze morts et au moins sept disparus.
Par la suite, les représentants français de la commune de Bouéni ont refusé l'enterrement à douze des repêchés. Ils ont donc tous été inhumés dans une fosse commune, sans ablutions et sans prières, comme le veut la religion musulmane. Les proches des victimes, les journalistes et les musulmans émus par le sort de ses corps ont été tenus à l'écart, hors du cimetière par les forces de police française.
Les autorités religieuses de tout l'archipel des Comores doivent fermement condamner cet acte ignoble.
Le non respect des corps des victimes relèvent d'une animosité comparable aux actions fomentées par les régimes les plus sombres de l'histoire de notre planète.
Par ailleurs, Les autorités françaises engagent le processus de « départementalisation de Mayotte ». Elles font preuve d'un vrai sentiment de revanche par rapport à la déclaration unilatérale de l'indépendance de ces quatre îles de l'archipel des Comores. L'hyper président Sarkozy a donné la feuille de route. Le secrétaire d'Etat chargé des colonies d'Outre-mer, Yves JEGO, est parti à Mayotte pour annoncer la couleur. l'encrage de cette île comorienne en France se fera rapidement. Mais le rééquilibrage financier se fera entre dix à vingt ans. Yves JEGO affirme, avec son habituelle arrogance, que personne ne peut l'empêcher de faire ce qu'il veut à Mayotte. Ni les autorités comoriennes, qu'il séduit par le fameux Groupe de Haut Niveau, ni les Nations Unies dont la France est membre permanent du Conseil de Sécurité. Mais, quand la Russie occupe l' Ossétie du Sud et l'Abkhazie, le gouvernement français est l' un des premiers pays qui crie au respect de l'intégrité territoriale de la Géorgie. Bref, Sarkozy utilise bien le principe « fais ce que j'ai dit, mais ne regarde pas ce que je fais ». En effet, les autorités françaises et certains médias se targuent d'être les défenseurs des droits des peuples dans le monde, mais ils étouffent ou oublient d'évoquer les crimes indirects, les occupations ou les violations des droits humains dans les pays faibles comme les Comores.
Certains intellectuels, comme Jean d'Ormesson, lancent une campagne de désinformation au sujet de l'île comorienne de Mayotte. Ils considèrent que selon le droit international , Mayotte est comorienne mais qu'il faut laisser les maorais s'exprimer. Or, il s'avère que sans le soutien de certains groupuscules d'extrême droite, notamment l'Action française, aidés pour cela par des considérations géopolitiques et nationalistes des autorités françaises de l'époque, Mayotte aurait suivi exactement le même chemin que ses îles sœurs en devenant indépendante. L'histoire de Hong-Kong est très éclairante en ce sens qu'elle démontre que les citoyens de cette île n'ont pas vraiment eu le choix entre l'Angleterre ou leur patrie la Chine. La France n'est pas le pays des droits de l'homme. Ce que ses autorités font à Mayotte est équivalent ou parfois pire par rapport à ce que font les autorités chinoises au Tibet, par rapport à ce que font les israéliens aux palestiniens et par rapport à ce que font les russes en Géorgie.
Nous lançons un appel aux compatriotes comoriens pour qu'ils accentuent leur pression sur les autorités de Moroni afin que ces dernières cessent de participer au Groupe de Haut niveau, initié par Nicolas SARKOZY, et pour qu'ils boycottent les produits français aux Comores.
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INFOS BREVES...INFOS BREVES...INFOS BREVES...INFOS BREVES...INFOS BRE
20 novembre: une fois de plus, un boutre en provenance d'Anjouan a fait naufrage au large de la plage de N'Gouja à l'île de Mayotte. le bilan est encore lourd : 14 morts et 7 disparus. En plus, les autorités françaises ont enterrées douze des victimes dans une fosse commune, en catimini et au mépris des rites musulmanes au cimetière de Mgombani à Mamoudzou le 26 novembre.
Les familles des victimes ont été empêchées par les forces e l'ordre de pénétrer dans le cimetière, de procéder aux traditionnelles abulitions et de pratiquer les prières musulmanes. les policiers français ont empêché également un journaliste de Mayotte Hebdo de prendre des photos.
SOS DEMOCRATIE COMORES se joint au Collectif Comores Masiwa Mané (CCMM) pour condamner fermement cet acte ignoble de la part des autorités françaises dans l'île comorienne de Mayotte. Dans le communiqué du 8 décembre, le CCCM précise que « le non-respect des corps des victimes relève d'une animosité comparable aux actions des Nazis à l'égard des juifs ou des extrémistes Serbes à Srebrenica ».
SANS COMMENTAIRES...SANS COMMENTAIRES...SANS COMMENTAIRES...SANS COMMENT
« «Avancez, avancez ! Voyez les animaux... Cacahuètes ! Cacahuètes ! » Enfermés dans la «sourcière», les accusés du procès Ferrara accueillaient ainsi la cour, les jurés et les avocats,....« Les cellules font 3 m2. Pour s'allonger, le banc est trop étroit, et, si on choisit le sol, il faut des serviettes. Mais le choix est alors entre la tête et les pieds dans les latrines. Et ça pue la merde.»
Extrait d'un article du journal « Le canard enchaîné » du 3 décembre 2008 qui décrit les cellules de détentions des prisonniers en jugement ou en attente de jugement à l'enceinte du palais de justice de Paris.
En France « Plus d' un demi-million de gardes à vue...
En cinq ans, le nombre des gardes à vue a augmenté de 54% ! Résultat : 560 000 personnes mises à l'ombre. Elles ont ainsi eu le privilège de s' initier aux joies de cette exception française qui permet aux flics d' enfermer n' importe qui, si bon leur semble.
En 2003, après une rafale de bavure, Sarko, alors ministre de l' Intérieur, s' était ému de la situation...
Sauf qu'il faut faire du chiffre. Le 2 février 2007, dans une note remise aux directeurs départementaux, le ministère de l' Intérieur expliquait que le nouveau taux d' efficacité de l'activité policière serait dorénavant calculé en fonction du nombre de gardes à vue (GAV). Traduction immédiate, sous les casquettes: plus on met de clients chaud, plus les chefs seront contents.
Une bonne « GAV » peut avoir d' autres vertus. Couvrir un début de bavure, par exemple. Il suffit d' accuser de rébellion, d' incitation à l' émeute ou d' outrage le clampin quel' on a un peu secoué, un jour de mauvaise humeur. Ca fait monter les statistiques et ça défoule. Que du bonheur ! Les procédures pour « outrage » ont, elles aussi, explosé.
Pourtant, une garde à vue, selon le code de procédure pénale (on l' avait oublié, celui-là), ne sert pas à faire reluire l' activité financière. Encore moins à punir, avant tout jugement, le malappris qui a manqué de déférence envers l' uniforme. C'est, en théorie, une mesure purement technique qui consiste à retenir de force une personne soupçonnée d' avoir commis une infraction. Autrement dit, celui qui répond à une convocation ne devrait jamais être placé en garde à vue. Pas plus que celui qui accepte de suivre gentiment la patrouille.
Tout cela doit naturellement se faire sous contrôle. De qui ? Des magistrats du parquet ! Le procureur, dit la loi, doit être informé « dès le début de la garde à vue ». Et il a le devoir de visiter régulièrement tous les lieux où des personnes sont retenues. Mais que le flic de base: il s' agit d'un texte qui sert juste à amuser les étudiants en droit.
Le résultat est à la mesure de la vigilance de la justice... »
Extrait d' un article du journal « Le canard enchaîné » du mercredi 10 décembre2008 sur les arrestations et les gardes à vue en France qui touche également des comoriens. A l' île de Mayotte, la situation est encore pire.
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JOURNAL DES LECTEURS...JOURNAL DES LECTEURS...JOURNAL DES LECTEURS...JOURNAL DES...
COMMUNIQUE
Nous condamnons vigoureusement l'agression israélienne contre le peuple palestinien qui a déjà fait de nombreuses victimes : plus de 1300 morts dont de nombreux civils et notamment des femmes et des enfants et plus de 5000 blessés.
Nous exigeons l'arrêt immédiat de cette agression israélienne qui a plongé la population de Gaza dans une situation dramatique : pas d'eau, pas d'électricité, pas d'aliments, pas de médicaments, destruction des infrastructures publiques, des écoles, des mosquées et des habitations.
L'armée israélienne ne respecte pas les règles élémentaires du droit international humanitaire : destruction des hôpitaux, des ambulances, des bâtiments appartenant à l'Organisation des Nations Unies. Les médecins et les personnels chargés des secours subissent le feu nourri de l'armée israélienne. L'État d'Israël est passible de « crimes de guerre ».
Nous regrettons vivement le silence de la communauté internationale qui a été incapable de dénoncer de manière énergique cette agression.
Nous appelons la communauté internationale à condamner sans la moindre ambiguïté cette agression injustifiable et de prendre des sanctions sévères à l'encontre d'Israël, le pays agresseur.
Nous avons toujours dénoncé la SHOAH où les Nazis ont tué plus de 6 millions de juifs. Mais, l'armée israélienne a tué depuis 1948 (date de la proclamation de son indépendance) plusieurs centaines de milliers d'arabes.
Comme le peuple palestinien qui est meurtri, le peuple comorien est victime de l'occupation d'une de ses quatre îles. L'instauration du triste visa Balladur a occasionné plus de 6000 rnorts. Nous sommes donc solidaires avec nos frères palestiniens dont nous partageons heurs et désastres.
Nous invitons tous les démocrates, tous les hommes épris de paix, de liberté et de justice à manifester leur solidarité envers le peuple palestinien et à œuvrer pour la création d'un État palestinien, seule solution viable à la préservation de la paix dans cette région.
Fait à Paris le 17 janvier 2009
Les associations signataires :
SOS DEMOCRATIE COMORES, C.C.M.M (Collectif Comores Masiwa Mané), Collectif pour la Défense de l'Unité et de l'Intégrité Territoriale des Comores (C.D.U.I.T.C)
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MEMORENDUM CONTRE LA DEPARTEMENTALISATION DE L'ILE COMORIENNE DE MAYOTTE
(Suite de la 1ère partie à la publication précédente)
LA POLITIQUE FRANCAISE AUX COMORES : UNE ENIGME !
6. En 1975, les positions au sommet de l'État français ne présentaient aucune ambiguïté quant au respect de l'intégrité territoriale des Comores. Faisant écho à son Président, M. Stirn, alors Ministre français des DOM-TOM, affirma « la vocation de la France n'est pas de diviser les pays qui veulent accéder à l'indépendance. C'est le cas des Comores qui ont la même religion, sensiblement la même langue, les mêmes intérêts économiques et politiques...Croire qu'en isolant Mayotte on protège mieux ses habitants est un contresens. Le même Stirn se déjugea quelques mois plus tard en déclarant que « la France peut donner l'indépendance mais pas l'unité ». Comment comprendre un tel retournement ? Comment comprendre que sur les Comores, une question « lointaine », sans grand intérêt pour l'opinion publique française, sans enjeu politicien, la majorité présidentielle se disloque au Parlement ?
7. La France est une grande puissance, membre permanent du Conseil de Sécurité. Quels sont les intérêts français aux Comores qui expliqueraient que la France piétine les principes de base de la Charte de l'ONU[4] , refuse d'appliquer des résolutions de l'ONU quitte à se mettre à dos la communauté internationale, quitte à nuire à la réputation que lui a léguée ceux qui ont fait la Révolution Française, quitte à léguer aux générations futures une réputation de pays menant une politique de grande puissance sans aucune considération des lois et usages de la Communauté Internationale, de pays irrespectueux des droits de l'Homme hors de ses vraies frontières, etc.
8. La France est présente dans la Région Océan Indien. Quel danger pourrait représenter pour elle des Comores Unies ? Quels sont les intérêts français susceptibles d'être mis en cause par des Comores unies, stables et en développement ? N'est ce pas plutôt le contraire ?
9. Les peuples comorien et français ont tissé au fil du temps des liens intimes sans pareil dans le monde. Plus de 10% des comoriens ont la double nationalité ; plus de 10% des comoriens vivent en France et à la Réunion. Les mariages mixtes se multiplient. Malgré le maintien de Mayotte sous administration française, les Gouvernements comoriens ont toujours misé sur l'amitié et la coopération avec la France et milité en vain pour la conciliation. L'amitié entre les peuple comorien et français n'aurait-elle aucune valeur aux yeux des gouvernants français ? Lorsqu'un pays plus fort dépèce un autre plus faible et occupe une partie de son territoire, peut-il être question d'amitié et de coopération entre ces deux pays ? Où mènera cette politique française régie par la loi du plus fort, du fait accompli, dont le point culminant sera la départementalisation de l'île comorienne. Les intérêts de la France seront-ils préservés dans l'oppression du peuple comorien touché dans sa dignité et dans ses droits imprescriptibles à la sauvegarde de son intégrité territoriale ? N'est ce pas plutôt le contraire ?
De tous les cotés, il ressort que les intérêts réels de la France résident dans le respect de l'intégrité territoriale des Comores, dans un règlement négocié de la question de l'île comorienne de Mayotte. Des facteurs évidents qui ne pouvaient pas et ne peuvent pas échapper aux dirigeants français. Quelle est donc la force occulte qui tire les ficelles, qui parvient à imposer ses vues d'un autre âge dans le traitement français de la question de l'île comorienne de Mayotte ? / 06.61
.60.18.50 / 06.73.60.64.12
(Suite à la prochaine publication)
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Directeur de la publication: ALI Damir Codirecteur de la publication : AHMED Abdou Rahamane
Comité de rédaction: AHMED Abdou Rahamane, Mohamed HACHIM, AMIR Salim,
ABDEREMANE Naoufal, ALI Damir Tél : 06 61 60 18 50 ou 06 60 11 81 90
Imprimerie : HORLOGE COPIE – 3 Rue BRANTOME -75003 Paris
Commission Paritaire: 1001G 79034 SOS DÉMOCRATIE – Ligue 92 – 2 rue de BEZONS 92000 NANTERRE
E-mail: SOSDemocratieComores@orange.fr
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« ÉCHO DES ILES COMORES », c'est chaque Samedi de 19 h 30 à 21 h sur 106.3 FM. C'est une information libre et des passages musicaux. Sur INTERNET: www.rfpp.net RETROUVEZ CETTE ÉDITION ET LES PARUTIONS ANTERIEURS SUR www.comores-online.com/sos-democratie
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Fiche à renvoyer à : SOS DÉMOCRATIE COMORES LIGUE 092 Centre Cultuel FRANCO–COMORIEN : 2 rue DE BEZONS 92000 NANTERRE
Association de Défense des Droits de l' Homme
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LES AUTORITES FRANCAISES COUPABLES
D'ENTERREMENTS DANS UNE FOSSE COMMUNE
Éditorial par Abdou Rahamane AHMED, président de SOS Démocratie Comores
Ce n'est pas une nouveauté si nous rappelons que la France ne représente plus le « pays des Droits de l'homme comme ont l'habitude de se glorifier ses autorités et certains médias. Non seulement, elles mènent une politique répressive au sein de leur propre pays métropolitain, mais pratiquent plusieurs violations des droits humains dans les territoires occupés particulièrement sur l'île comorienne de Mayotte sous occupation française. La France ne se conforme pas au droit international qui ne reconnaît aucune frontière légale entre Mayotte et les trois autres îles de l'archipel des Comores.
Une fois de plus, en novembre 2008, le naufrage au large de Mayotte d'une barque en provenance d'Anjouan a occasionné quatorze morts et au moins sept disparus.
Par la suite, les représentants français de la commune de Bouéni ont refusé l'enterrement à douze des repêchés. Ils ont donc tous été inhumés dans une fosse commune, sans ablutions et sans prières, comme le veut la religion musulmane. Les proches des victimes, les journalistes et les musulmans émus par le sort de ses corps ont été tenus à l'écart, hors du cimetière par les forces de police française.
Les autorités religieuses de tout l'archipel des Comores doivent fermement condamner cet acte ignoble.
Le non respect des corps des victimes relèvent d'une animosité comparable aux actions fomentées par les régimes les plus sombres de l'histoire de notre planète.
Par ailleurs, Les autorités françaises engagent le processus de « départementalisation de Mayotte ». Elles font preuve d'un vrai sentiment de revanche par rapport à la déclaration unilatérale de l'indépendance de ces quatre îles de l'archipel des Comores. L'hyper président Sarkozy a donné la feuille de route. Le secrétaire d'Etat chargé des colonies d'Outre-mer, Yves JEGO, est parti à Mayotte pour annoncer la couleur. l'encrage de cette île comorienne en France se fera rapidement. Mais le rééquilibrage financier se fera entre dix à vingt ans. Yves JEGO affirme, avec son habituelle arrogance, que personne ne peut l'empêcher de faire ce qu'il veut à Mayotte. Ni les autorités comoriennes, qu'il séduit par le fameux Groupe de Haut Niveau, ni les Nations Unies dont la France est membre permanent du Conseil de Sécurité. Mais, quand la Russie occupe l' Ossétie du Sud et l'Abkhazie, le gouvernement français est l' un des premiers pays qui crie au respect de l'intégrité territoriale de la Géorgie. Bref, Sarkozy utilise bien le principe « fais ce que j'ai dit, mais ne regarde pas ce que je fais ». En effet, les autorités françaises et certains médias se targuent d'être les défenseurs des droits des peuples dans le monde, mais ils étouffent ou oublient d'évoquer les crimes indirects, les occupations ou les violations des droits humains dans les pays faibles comme les Comores.
Certains intellectuels, comme Jean d'Ormesson, lancent une campagne de désinformation au sujet de l'île comorienne de Mayotte. Ils considèrent que selon le droit international , Mayotte est comorienne mais qu'il faut laisser les maorais s'exprimer. Or, il s'avère que sans le soutien de certains groupuscules d'extrême droite, notamment l'Action française, aidés pour cela par des considérations géopolitiques et nationalistes des autorités françaises de l'époque, Mayotte aurait suivi exactement le même chemin que ses îles sœurs en devenant indépendante. L'histoire de Hong-Kong est très éclairante en ce sens qu'elle démontre que les citoyens de cette île n'ont pas vraiment eu le choix entre l'Angleterre ou leur patrie la Chine. La France n'est pas le pays des droits de l'homme. Ce que ses autorités font à Mayotte est équivalent ou parfois pire par rapport à ce que font les autorités chinoises au Tibet, par rapport à ce que font les israéliens aux palestiniens et par rapport à ce que font les russes en Géorgie.
Nous lançons un appel aux compatriotes comoriens pour qu'ils accentuent leur pression sur les autorités de Moroni afin que ces dernières cessent de participer au Groupe de Haut niveau, initié par Nicolas SARKOZY, et pour qu'ils boycottent les produits français aux Comores.
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20 novembre: une fois de plus, un boutre en provenance d'Anjouan a fait naufrage au large de la plage de N'Gouja à l'île de Mayotte. le bilan est encore lourd : 14 morts et 7 disparus. En plus, les autorités françaises ont enterrées douze des victimes dans une fosse commune, en catimini et au mépris des rites musulmanes au cimetière de Mgombani à Mamoudzou le 26 novembre.
Les familles des victimes ont été empêchées par les forces e l'ordre de pénétrer dans le cimetière, de procéder aux traditionnelles abulitions et de pratiquer les prières musulmanes. les policiers français ont empêché également un journaliste de Mayotte Hebdo de prendre des photos.
SOS DEMOCRATIE COMORES se joint au Collectif Comores Masiwa Mané (CCMM) pour condamner fermement cet acte ignoble de la part des autorités françaises dans l'île comorienne de Mayotte. Dans le communiqué du 8 décembre, le CCCM précise que « le non-respect des corps des victimes relève d'une animosité comparable aux actions des Nazis à l'égard des juifs ou des extrémistes Serbes à Srebrenica ».
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« «Avancez, avancez ! Voyez les animaux... Cacahuètes ! Cacahuètes ! » Enfermés dans la «sourcière», les accusés du procès Ferrara accueillaient ainsi la cour, les jurés et les avocats,....« Les cellules font 3 m2. Pour s'allonger, le banc est trop étroit, et, si on choisit le sol, il faut des serviettes. Mais le choix est alors entre la tête et les pieds dans les latrines. Et ça pue la merde.»
Extrait d'un article du journal « Le canard enchaîné » du 3 décembre 2008 qui décrit les cellules de détentions des prisonniers en jugement ou en attente de jugement à l'enceinte du palais de justice de Paris.
En France « Plus d' un demi-million de gardes à vue...
En cinq ans, le nombre des gardes à vue a augmenté de 54% ! Résultat : 560 000 personnes mises à l'ombre. Elles ont ainsi eu le privilège de s' initier aux joies de cette exception française qui permet aux flics d' enfermer n' importe qui, si bon leur semble.
En 2003, après une rafale de bavure, Sarko, alors ministre de l' Intérieur, s' était ému de la situation...
Sauf qu'il faut faire du chiffre. Le 2 février 2007, dans une note remise aux directeurs départementaux, le ministère de l' Intérieur expliquait que le nouveau taux d' efficacité de l'activité policière serait dorénavant calculé en fonction du nombre de gardes à vue (GAV). Traduction immédiate, sous les casquettes: plus on met de clients chaud, plus les chefs seront contents.
Une bonne « GAV » peut avoir d' autres vertus. Couvrir un début de bavure, par exemple. Il suffit d' accuser de rébellion, d' incitation à l' émeute ou d' outrage le clampin quel' on a un peu secoué, un jour de mauvaise humeur. Ca fait monter les statistiques et ça défoule. Que du bonheur ! Les procédures pour « outrage » ont, elles aussi, explosé.
Pourtant, une garde à vue, selon le code de procédure pénale (on l' avait oublié, celui-là), ne sert pas à faire reluire l' activité financière. Encore moins à punir, avant tout jugement, le malappris qui a manqué de déférence envers l' uniforme. C'est, en théorie, une mesure purement technique qui consiste à retenir de force une personne soupçonnée d' avoir commis une infraction. Autrement dit, celui qui répond à une convocation ne devrait jamais être placé en garde à vue. Pas plus que celui qui accepte de suivre gentiment la patrouille.
Tout cela doit naturellement se faire sous contrôle. De qui ? Des magistrats du parquet ! Le procureur, dit la loi, doit être informé « dès le début de la garde à vue ». Et il a le devoir de visiter régulièrement tous les lieux où des personnes sont retenues. Mais que le flic de base: il s' agit d'un texte qui sert juste à amuser les étudiants en droit.
Le résultat est à la mesure de la vigilance de la justice... »
Extrait d' un article du journal « Le canard enchaîné » du mercredi 10 décembre2008 sur les arrestations et les gardes à vue en France qui touche également des comoriens. A l' île de Mayotte, la situation est encore pire.
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Nous condamnons vigoureusement l'agression israélienne contre le peuple palestinien qui a déjà fait de nombreuses victimes : plus de 1300 morts dont de nombreux civils et notamment des femmes et des enfants et plus de 5000 blessés.
Nous exigeons l'arrêt immédiat de cette agression israélienne qui a plongé la population de Gaza dans une situation dramatique : pas d'eau, pas d'électricité, pas d'aliments, pas de médicaments, destruction des infrastructures publiques, des écoles, des mosquées et des habitations.
L'armée israélienne ne respecte pas les règles élémentaires du droit international humanitaire : destruction des hôpitaux, des ambulances, des bâtiments appartenant à l'Organisation des Nations Unies. Les médecins et les personnels chargés des secours subissent le feu nourri de l'armée israélienne. L'État d'Israël est passible de « crimes de guerre ».
Nous regrettons vivement le silence de la communauté internationale qui a été incapable de dénoncer de manière énergique cette agression.
Nous appelons la communauté internationale à condamner sans la moindre ambiguïté cette agression injustifiable et de prendre des sanctions sévères à l'encontre d'Israël, le pays agresseur.
Nous avons toujours dénoncé la SHOAH où les Nazis ont tué plus de 6 millions de juifs. Mais, l'armée israélienne a tué depuis 1948 (date de la proclamation de son indépendance) plusieurs centaines de milliers d'arabes.
Comme le peuple palestinien qui est meurtri, le peuple comorien est victime de l'occupation d'une de ses quatre îles. L'instauration du triste visa Balladur a occasionné plus de 6000 rnorts. Nous sommes donc solidaires avec nos frères palestiniens dont nous partageons heurs et désastres.
Nous invitons tous les démocrates, tous les hommes épris de paix, de liberté et de justice à manifester leur solidarité envers le peuple palestinien et à œuvrer pour la création d'un État palestinien, seule solution viable à la préservation de la paix dans cette région.
Fait à Paris le 17 janvier 2009
Les associations signataires :
SOS DEMOCRATIE COMORES, C.C.M.M (Collectif Comores Masiwa Mané), Collectif pour la Défense de l'Unité et de l'Intégrité Territoriale des Comores (C.D.U.I.T.C)
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MEMORENDUM CONTRE LA DEPARTEMENTALISATION DE L'ILE COMORIENNE DE MAYOTTE
(Suite de la 1ère partie à la publication précédente)
LA POLITIQUE FRANCAISE AUX COMORES : UNE ENIGME !
6. En 1975, les positions au sommet de l'État français ne présentaient aucune ambiguïté quant au respect de l'intégrité territoriale des Comores. Faisant écho à son Président, M. Stirn, alors Ministre français des DOM-TOM, affirma « la vocation de la France n'est pas de diviser les pays qui veulent accéder à l'indépendance. C'est le cas des Comores qui ont la même religion, sensiblement la même langue, les mêmes intérêts économiques et politiques...Croire qu'en isolant Mayotte on protège mieux ses habitants est un contresens. Le même Stirn se déjugea quelques mois plus tard en déclarant que « la France peut donner l'indépendance mais pas l'unité ». Comment comprendre un tel retournement ? Comment comprendre que sur les Comores, une question « lointaine », sans grand intérêt pour l'opinion publique française, sans enjeu politicien, la majorité présidentielle se disloque au Parlement ?
7. La France est une grande puissance, membre permanent du Conseil de Sécurité. Quels sont les intérêts français aux Comores qui expliqueraient que la France piétine les principes de base de la Charte de l'ONU[4] , refuse d'appliquer des résolutions de l'ONU quitte à se mettre à dos la communauté internationale, quitte à nuire à la réputation que lui a léguée ceux qui ont fait la Révolution Française, quitte à léguer aux générations futures une réputation de pays menant une politique de grande puissance sans aucune considération des lois et usages de la Communauté Internationale, de pays irrespectueux des droits de l'Homme hors de ses vraies frontières, etc.
8. La France est présente dans la Région Océan Indien. Quel danger pourrait représenter pour elle des Comores Unies ? Quels sont les intérêts français susceptibles d'être mis en cause par des Comores unies, stables et en développement ? N'est ce pas plutôt le contraire ?
9. Les peuples comorien et français ont tissé au fil du temps des liens intimes sans pareil dans le monde. Plus de 10% des comoriens ont la double nationalité ; plus de 10% des comoriens vivent en France et à la Réunion. Les mariages mixtes se multiplient. Malgré le maintien de Mayotte sous administration française, les Gouvernements comoriens ont toujours misé sur l'amitié et la coopération avec la France et milité en vain pour la conciliation. L'amitié entre les peuple comorien et français n'aurait-elle aucune valeur aux yeux des gouvernants français ? Lorsqu'un pays plus fort dépèce un autre plus faible et occupe une partie de son territoire, peut-il être question d'amitié et de coopération entre ces deux pays ? Où mènera cette politique française régie par la loi du plus fort, du fait accompli, dont le point culminant sera la départementalisation de l'île comorienne. Les intérêts de la France seront-ils préservés dans l'oppression du peuple comorien touché dans sa dignité et dans ses droits imprescriptibles à la sauvegarde de son intégrité territoriale ? N'est ce pas plutôt le contraire ?
De tous les cotés, il ressort que les intérêts réels de la France résident dans le respect de l'intégrité territoriale des Comores, dans un règlement négocié de la question de l'île comorienne de Mayotte. Des facteurs évidents qui ne pouvaient pas et ne peuvent pas échapper aux dirigeants français. Quelle est donc la force occulte qui tire les ficelles, qui parvient à imposer ses vues d'un autre âge dans le traitement français de la question de l'île comorienne de Mayotte ? / 06.61
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Comité de rédaction: AHMED Abdou Rahamane, Mohamed HACHIM, AMIR Salim,
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